La voiture électrique passe à la vitesse supérieure

With the self-driving luxury sedan F 015 Luxury in Motion, Mercedes-Benz shows how the automobile is changing from a means of transportation to a private retreating space.
Mit der autonom fahrenden Luxuslimousine F 015 Luxury in Motion zeigt Mercedes-Benz, wie sich das Auto vom Fahrzeug hin zum privaten Rückzugsraum wandelt.

Responsables politiques et industriels du secteur automobile s’accordent à affirmer que la voiture électrique est le véhicule du futur. En effet, un moteur électrique alimenté en éco-courant affiche un bilan carbone neutre, offre un rendement bien supérieur à celui d’un moteur à explosion et n’utilise pas de source d’énergie fossile pour fonctionner. C’est le véhicule idéal pour la transition énergétique. Malheureusement, ces arguments ne semblent pas encore avoir convaincu la majorité des conducteurs.

 

C’est en tout cas ce qui saute aux yeux lorsqu’on regarde les chiffres des ventes d’automobiles. Certes, le nombre de véhicules électriques ne cesse d’augmenter : fin 2014, les constructeurs allemands proposaient 17 modèles de série, mais, d’après l’office fédéral des véhicules à moteurs, seulement 8 522 véhicules à propulsion exclusivement électrique ont été immatriculés en 2014. Les ventes progressent trop lentement pour permettre d’atteindre l’objectif ambitieux fixé par le gouvernement fédéral, à savoir un million de voitures électriques dans les rues allemandes à l’horizon 2020. C’est pourquoi la version préliminaire de la loi sur l’électromobilité a été votée cet automne. Elle autorise les villes et les communes à octroyer des avantages, par exemple un stationnement à prix réduit, aux véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à pile à combustible. En outre, depuis 2012, les propriétaires de voitures électriques sont exemptés de la taxe sur les véhicules à moteur pendant dix ans.

 

Ces incitations suffiront-elles à généraliser l’électromobilité ? Cela n’est pas encore acquis. Les chercheurs conseillent plutôt de s’inspirer de l’exemple de la Norvège, où les véhicules électriques sont exemptés de TVA par exemple, ou bien de mettre en place des mesures d’incitation de type « prime à la casse ». En effet, le prix comparativement plus élevé d’un véhicule électrique reste le plus grand frein à l’achat. Même si les prix ont nettement baissé ces dix dernières années, certains véhicules électriques présentent encore un surcoût d’environ 50 % par rapport à un modèle à essence similaire, principalement à cause du prix des batteries. De nombreux experts tablent donc sur une baisse supplémentaire des prix dans les prochaines années grâce aux avancées de la recherche sur les batteries, technologie-clé des véhicules électriques.

 

Si la réduction du coût des batteries est le premier objectif, un autre axe de recherche porte sur l’augmentation de la capacité de charge. Aujourd’hui, recharger un véhicule électrique, même à une station de charge rapide, dure bien plus longtemps qu’il n’en faut à un véhicule Diesel ou essence pour faire le plein : recharger une batterie à 80 % prend environ 30 minutes. En outre, les véhicules électriques ont également une autonomie bien plus réduite que les voitures classiques. Sur la plupart des modèles, une pleine charge ne permet de parcourir que 100 à 200 kilomètres. Si cette distance suffit à la plupart des usages urbains ou banlieusards, elle reste trop limitée pour les longs trajets.

 

Il faudra donc développer le réseau de stations de charge. Jusqu’à présent, la plupart des véhicules électriques se rechargent sur le secteur à domicile. Installer des panneaux solaires sur le toit de sa maison permet ainsi d’être quasiment autonome en énergie. Les stations de charge publiques, par contre, présentent un maillage encore assez lâche : dans toute l’Allemagne, on en compte environ 4 500. Les stations de charge rapide ne représentent qu’une fraction de ce nombre et sont concentrées dans les grandes villes. Le réseau de stations de charge rapide devrait être développé le long des autoroutes en particulier, pour allonger la durée des trajets possibles. L’utilisateur paierait directement à la borne de charge par carte bleue ou smartphone. À Munich, les services techniques de la capitale bavaroise (SWM) ont élaboré un projet pilote en coopération avec BMW. Les stations de charge pour véhicules électriques seront intégrées aux lampadaires. Cette solution pilote, dont le lancement est prévu pour l’été 2015, offre un exemple de la manière dont il est possible de déployer un réseau de chargement fiable dans un environnement urbain. Les trois quartiers de Schwabing, Bogenhausen et Maxvorstadt accueilleront chacun entre cinq et dix stations de charge, qui seront soit intégrées aux lampadaires existants, soit incluses dans des nouveaux lampadaires qui seront installés, et ce selon la situation de chaque site.

 

Les véhicules hybrides, qui possèdent à la fois un moteur électrique et un moteur à combustion, sont un bon compromis pour augmenter l’autonomie de la voiture. Lorsque la batterie est déchargée, le moteur à combustion prend le relais. Les batteries de ces véhicules sont aussi plus petites, ce qui en diminue le coût de fabrication. Il est toutefois un domaine dans lequel les véhicules électriques ont une longueur d’avance sur les voitures traditionnelles : ils sont bien plus agréables à conduire. Un véhicule électrique accélère plus vite qu’un véhicule traditionnel, car le moteur électrique atteint sa puissance maximale dès le premier tour, et ce sans le moindre bruit.

 

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